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Kyoto

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: Ajouté le 14/10/2007 à 11:55

Qu'est-ce que Kyoto

 

 

Le protocole de Kyoto est issu de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) adoptée à l'issue du Sommet de la Terre, qui s'est tenu en juin 1992 à Rio de Janeiro, au Brésil. Les délégués de 160 pays se réunissent en décembre 1997 à Kyoto, au Japon, pour discuter des mesures à prendre pour contrer le réchauffement planétaire. Les négociations sont difficiles, mais les participants s'entendent pour réduire les émissions de six gaz à effet de serre de 5,2 % entre 2008 et 2012, par rapport aux niveaux de 1990.

 

Les Étas-Unis

 

Sous la présidence de Bill Clinton, les États-Unis se sont engagés à signer le protocole de Kyoto. Cependant, le Sénat y était opposé car il voulait avoir l'assurance, avant de ratifier le protocole, que les engagements de réduction pouvaient être tenus en recourant sans limitation au mécanisme du marché. De plus, le Sénat exigeait que les grands pays en développement, comme l'Inde et la Chine, s'engagent eux aussi à limiter leurs émissions polluantes. Mais l'élection de George W. Bush à la Maison-Blanche au début de l'année 2001 fait basculer le processus. Le 29 mars 2001, le nouveau président américain annonce que les États-Unis ne ratifieront pas le protocole de Kyoto parce qu'il ne va pas dans le sens de leurs intérêts économiques. Le président républicain préfère travailler avec ses alliés à un plan qui exigerait des pays en développement qu'ils se conforment eux aussi à certaines normes environnementales.

Les Américains appliquent le raisonnement suivant : même s'ils sont les plus grands producteurs d'émissions de gaz à effet de serre (GES) du monde (20 tonnes de CO2 par habitant par an, contre 10 tonnes par Allemand et 2,3 tonnes par Chinois), ils font davantage preuve d'efficacité énergétique que les autres. Un Américain est en effet beaucoup moins polluant que son homologue chinois quand on raisonne en tonnes de CO2 par unité de produit national brut (PNB) : selon les statistiques de l'Agence internationale de l'énergie, l'Américain émet 0,77 tonne de CO2 pour 90 dollars de PNB, alors qu'un Chinois en émet 3,54 tonnes pour le même montant. Autrement dit, les Américains font valoir que c'est l'inefficacité énergétique de certains pays qui met en péril l'atmosphère de la Terre, et non leur propre mode de vie.

 

 


Le 15 février 2002, George Bush annonce finalement un plan moins contraignant que le protocole de Kyoto pour réduire les gaz à effet de serre. Ce plan a pour objectif de réduire les émissions de GES de 18 % en dix ans. En vertu de ce concept, les États-Unis devraient faire passer leurs GES de 183 à 151 tonnes d'ici 2010.

- Les émissions de dioxyde de souffre seront réduites de 73 % par l'imposition d'un plafond qui les fera passer de 11 millions de tonnes à 4,5 millions de tonnes en 2010 et à 3 millions de tonnes en 2018.

- Les oxydes d'azote seront pour leur part réduits de 5 millions de tonnes à 2,1 millions de tonnes en 2008 et à 1,7 million de tonnes en 2018.

- Quant au mercure, principalement craché par les centrales thermiques, les émissions actuelles de 48 tonnes par an devront être ramenées à 26 tonnes en 2010 et à 15 tonnes en 2018.

Le plan Bush est doté d'un budget de 4,6 milliards de dollars, dont 920 millions sont consacrés au développement des énergies alternatives. Il demeure un programme volontaire : les entreprises inscrivent leurs réductions dans un registre national afin qu'elles leur soient reconnues sous la forme de crédits d'émissions.

Mais le nouvel indice d'intensité des GES mis de l'avant par les États-Unis est fortement contesté. Selon les différents calculs disponibles, ce mode de calcul masquerait en réalité une augmentation de 14 % à 25 % de leurs émissions.

 

 

Les changements climatiques

 

On estime que le niveau de la mer devrait monter de 30 à 50 centimètres au cours des 50 prochaines années. La prévision la plus modérée indique qu'une élévation du niveau de la mer d'à peine 30 centimètres forcerait des millions de gens qui vivent au niveau de la mer (ou presque) à s'installer ailleurs.Les situations climatiques extrêmes, comme les vagues de chaleur estivale, risquent de causer un stress aux habitants des zones urbaines qui n'ont pas les moyens de quitter la ville. L'augmentation de la température pourrait aussi causer une dégradation de la qualité de l'air et l'augmentation du smog urbain. Sans compter la prolifération des pollens, poussières et autres particules qui pourrait provoquer ou aggraver les problèmes d'allergies et d'asthme.

 




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